Revenir à Back To…

Back to… Sober

showbiz-1024x1024.jpgProbablement le morceau le plus étrange du groupe concernant les paroles, il est l’un des plus agressif de son album et se démarque par son rythme effréné et incessant.

Bienvenue dans Back To Sober !

Enregistrée non pas une, non pas deux, mais trois fois, la chanson est finalement présente en tant que piste numéro 9 sur l’album Showbiz (1999). La première version apparait sur l’album démo du groupe : « The Newton Abbot demo ».

« Sober » parle avant tout des effets de l’alcool et rend ivre nos oreilles avec son riff bien présent lors des couplets, composé de seulement deux notes. Peu… mais assez pour nous rendre accroc !

Tandis que le jeune trio de musiciens s’acharne sans répit sur leurs instruments, nos oreilles en prennent un sacré coup pour notre plus grand bonheur. Portée disparue depuis 2001, elle était jusque-là souvent jouée lors des festivals tels que les Eurockeennes.

Attention je préfère vous prévenir, notre bel ami Matthew Bellamy (bon ok c’était facile) avait un look radicalement opposé à celui que l’on connaît de nos jours !

Je ne m’attarderai pas sur les lunettes flamboyantes, mais par contre si vous connaissez bien la version originale de Sober, vous aurez remarqué un changement de paroles au niveau du 2ème couplet.

En effet, à la place de « Arbourler, Jameson I love you. The single malts come burning. » on entend « It’s running wild through my brain vein. Only hatred remains. ». L’explication la plus probable serait que Arbouler et Jameson sont respectivement des marques de scotch et de whiskey, or lors d’un festival cela reviendrait à faire de la publicité. Mais alors pourquoi garder « Wild Turkey » et « Royal Canadian », également des boissons alcoolisées ? Le mystère reste entier.

Sober, qui signifie « sobre » en anglais, aurait pu s’appeler Only comme il était prévu à sa création. Le premier choix fût finalement retenu, magnifique contrepied aux paroles contant les effets de l’alcool une fois avalé.

Bellamy étant un immense admirateur d’un autre monstre de la guitare, j’ai nommé Jimi Hendrix, on pourrait faire le rapprochement entre la partition du refrain de Sober et une partition de la chanson « Foxey Lady », interprétée par son idole.

A vous de juger. (À partir de 1:30)

Peu connue mais pourtant si délicieuse, son arôme musical nous enivre peu à peu, mélangeant la nostalgie de Showbiz à un rock pur et dur, pour en arriver à un cocktail fabuleux.

A très vite pour un prochain Back To…, à lire évidemment sans modération !

Jonathan G. et Muse France