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Back to…. Sing For Absolution

Nostalgique, mystérieuse, oppressante et puissante sont les adjectifs que nous utiliserions pour décrire cette chanson, il s’agit de Sing For Absolution.

Bienvenue dans Back To…. Sing For Absolution !

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La chanson s’ouvre sur un piano mélancolique (remplacée par une guitare en live) accompagné d’une ligne de basse bien présente, d’une batterie clinquante et de la voix de Matt Bellamy que l’on peut qualifier de « naïve », « sincère » et « jeune », et que certains compareront à celle de Thom Yorke, leader de Radiohead. Ces différents éléments en font une chanson entêtante où tout semble en parfaite harmonie.

En termes de composition, SFA a un pouvoir cathartique démesuré. Elle monte crescendo et a probablement été travaillée pour faire ressortir ce qui reste enfoui en nous.  Matthew Bellamy va dans ce sens et a d’ailleurs confié dans une interview pour Rock Mag en 2003 :

” Il s’agit d’une chanson complètement différente du reste de l’album […] Faire de la musique ou chanter est pour moi une manière d’explorer l’absolution. En fait, c’est ma façon d’essayer de me comprendre personnellement et d’éclaircir les éléments troubles en moi, toutes ces choses qui m’effraient resurgissent dans cette chanson. “

L’ambiance est sombre, froide, avec l’omniprésence du bleu, que ce soit dans les paroles : « Lips are turning blue » (Les lèvres virent au bleu), ou en live où les lumières sont bleues, décuplant ainsi le côté nostalgique et inquiétant de la chanson.

Au-delà de la relation amoureuse que les paroles semblent décrire, nous pouvons y voir une allégorie entre une entité inatteignable qui n’est autre que la Musique avec un grand M se retrouvant personnifiée à travers l’emploi du tutoiement.

La version studio est déjà très convaincante, mais la version live l’est d’autant plus. Nous nommerons bien entendu celle de Glastonbury en 2004, ou encore celle du V festival la même année. (Avec Morgan Nicholls à la place de Chris Wolstenholme à la basse.)

Outre ces deux versions, il existe également une version acoustique, sortie avec le single de Butterflies and Hurricanes, que nous vous proposons d’écouter pour vous faire votre propre idée.

Quelques covers de la chanson ont fleuri sur YouTube, nous vous proposons de découvrir celle du groupe “The Pondok Kelapa” et celle de “Lau‘ ” que vous connaissez sans doute déjà.

Et pour finir, nous ne pouvions pas ne pas parler du clip vidéo tout droit sorti d’un film de science-fiction ! Le trio aux commandes d’une navette spatiale entre en collision avec des astéroïdes (rien que ça) et débarque dans un endroit pour le moins… inattendu.

 

Jonathan et Muse France