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Back to…. Map of the Problematique

Mopt_coverPlus électronique que jamais, Muse démontre encore une fois qu’ils ont plus d’une corde à leur arc et présente en juin 2006 un nouveau single de leur album Black Holes And Revelations.

Bienvenue dans Back To Map of the problematique !

Le 4ème album de Muse est le premier à virer de bord dans ses sonorités en s’essayant à un aspect plus pop-rock, divisant au passage certains fans du groupe. Map Of The Problematique en est d’ailleurs l’exemple parfait.

Le titre s’est inspiré du livre « The limits to growth » (« les limites de la croissance » en français) ov-simmons1écrit par des scientifiques en 1972. Le livre retrace les résultats d’une expérience menée par ordinateur, afin de prévoir les conséquences d’une croissance démographique exponentielle avec des ressources prédéterminées. Je vous évite le mal de tête en omettant volontairement les formules mathématiques utilisées, mais sachez que le livre a fait éclore de nombreux débats et reste souvent critiqué.

Quel rapport avec la chanson me direz-vous ? Tout simplement que le livre exposait une « problématique globale » de notre système, d’où en découlait une carte de cette problématique à résoudre (« map of the problematique » en anglais).

Avant de continuer, petit détour par Bercy où le groupe a tenu 6 concerts de suite en février/mars 2016 :

Attaquons-nous aux paroles, et attention cela va aller très vite ! Les premiers mots prononcés museblackholes-1024x1024.jpgpar Matt Bellamy sont : « Fear and panic in the air », traduisez : « La peur et la panique sont dans l’air ». Ceci est probablement une référence directe à la planète Mars, dont les satellites sont Phobos et Deimos. Ces deux lunes gazeuses tirent leur nom de la mythologie grecque, où elles sont dieux de la panique et de la peur. Simple coïncidence ? Pas si vite… Remémorez-vous la pochette de l’album Black Holes And Revelations.

L’arrière-plan fait clairement penser à la planète rouge, Mars. Sachez qu’en réalité, la photo fut prise en Espagne plus précisément dans les Bardenas Reales.

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Dès le commencement du morceau, on identifie l’utilisation d’effets électroniques inédits. Comme à son habitude, la guitare du leader de Muse est truffée de multiples effets. A ce sujet, Matt Bellamy dira dans une interview : « La chanson a premièrement été enregistrée exclusivement à l’aide de claviers, Dom étant absent. Je voulais vraiment pouvoir la jouer à la guitare mais c’était juste impossible de calquer la partie jouée en claviers, donc nous avons passé deux jours afin de s’en rapprocher le plus possible à la guitare. »

Pour faire simple, le son de la guitare parcourt trois boitiers modulaires servant à transformer l’onde émise. Mais la musicalité saccadée, si particulière au morceau, vient du fait que les trois boitiers s’ouvrent et se referment à différents intervalles. 

Le morceau est notamment utilisé en tant que décompte lors de la cérémonie d’ouverture des J.O. de Londres 2012, dans la célèbre série Doctor Who, dans les émissions anglaises MasterChef et TopGear, ainsi que dans la bande-annonce du film The Tourist (2010) avec Johnny Depp et Angelina Jolie (à partir de 1:09) :

Le titre de travail était très simplement appelé « Synthy Dreams ». A l’époque, une photo du disque en préparation avait été prise, dévoilant le nom de certaines chansons du futur album :

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La solitude, le désespoir et l’amour sont les trois sujets présents sur le morceau et résonnent comme une musique post-apocalyptique, sujet tant chéri du trio britannique.

 

A très vite pour un prochain Back To… !

Jonathan G. et Muse France